Critique cinéma
Demain dans la nuit du 26 février 2012, s'ouvre la 84e cérémonie des oscars avec, espérons-le, une belle surprise pour le film "Hugo" (Hugo Cabret sur les affiches françaises) de Martin Scorsese. Si un film mérite bien d'être apprécié en 3D c'est ce Hugo qui nous fait voyager dans les rouages des horloges de la Gare Montparnasse de l'après Grande Guerre. Le début de notre décennie voit les films en 3D arriver dans tous les sens sur nos écrans devenus numériques et il est curieux de constater qu'avec cette importante révolution du cinéma (le numérique hein, pas la 3D) viennent des films pour nous rappeler les héros de la conquête des rêves (avec des chienchiens cromeugnons pour enfoncer le clou).
Aux oscars, Hugo (3 chienchiens) se battra principalement face à The Artist (Uggie tout seul). Deux films qui revisitent le cinéma d'antan, avec 11 nominations pour le film de Martin Scorsese contre 10 pour le film de Michel Hazanavicius qui vient de triompher aux césars. Très honnêtement, The Artist est un bon moment de cinéma. Mais rien à voir avec ce petit chef d'oeuvre de complications qu'est Hugo. Un conte inspiré de l'oeuvre de Brian Selznick certes, mais une pure réussite dans tous les domaines. Si j'ai trouvé The Artist un peu léger au niveau du scénario et du jeu d'acteurs, hugo est un enchantement à côté. Le jeune Asa Butterfield est convaincant et émouvant avec ses beaux yeux bleus. Donner un second rôle difficile à Sacha Baron Cohen est du pur génie. Puis, il fallait l'immense Ben Kingsley pour tenir cette troupe de saltimbanques à mi-chemin dans le monde d'Amélie Poulain et dans l'univers steampunk de Caro et Jeunet.
On attribue volontiers l'invention du cinéma aux frères Lumière et à l'année 1895, marquée par deux évènements ferroviaires qui ont imprimé les mémoires durant très longtemps: "L'arrivée d'un train en gare de La Ciotat" et la photo d'une locomotive traversant la gare Montparnasse que l'on trouve toujours dans les étals à touristes parisiens de nos jours. Ce ne sont là que quelques références parmi tant d'autres dans un film extrêmement riche au niveau de la photo, de l'image, des décors (avec d'impressionnantes affiches), du son et de la musique distillée avec le plus grand soin. 11 nominations amplement méritées aux oscars, en espérant que le film "Hugo" remporte des statuettes à la pelle.
Note IMDb: 8.1/10 (plus de 37'000 votes)
Bande annonce:
Critique de film
"J'ai pas le temps" c'était le thème de Prison Break en VF, mais c'est aussi le problème de Will Salas, alias Justin Timberlake, qui poursuit une carrière cinématographique moyennement convaincante, dans le film écrit, produit et réalisé par Andrew Niccol "In Time". On attendait un peu plus consistant de la part de l'auteur de Gattaca et du Truman Show, qui ne laisse guère de surprise au spectateur entrainé dans une poursuite à la Bonnie & Clyde des temps futurs où les êtres humains sont devenus des moutons accros au temps.
Remplacez les crédits de temps par des dollars et le scénario montre ses faiblesses et ses lacunes à en devenir d'une affligeante banalité. On appréciera l'atmosphère décalée de cette dystopie un peu fade et des acteurs et actrices super sexy, c'est à peu près tout. Le maquillage grossier de la jolie poupée Amanda Seyfried, les costumes d'une consternante banalité, les erreurs de montage et la pauvreté des décors n'apportent pas beaucoup de soutien à ce futur dénué de gadgets technologiques qui pourrait être un futur imaginé dans les années 1960.
C'est mignon mais certainement une faute spatio-temporelle qui fait qu'on n'accroche jamais vraiment pendant les longues 109 minutes du film. J'ai du louper un truc car le succès de "In Time" au box-office (149 millions $ de recettes pour 40 millions $ de budget) est là pour me faire mentir et vous inciter à tenter l'expérience...
Note IMDb: 6.5/10 pour près de 65 000 avis !
Tomatometer: 37% (150 avis) - Audience: 52%
Bande annonce :
Critique série
La série américaine "The River", diffusée sur la chaîne ABC depuis le 7 février 2012, a réussi une entrée remarquable avec ses trois premiers épisodes. Suspense, action, magie, paranormal et faux reportage (à la Cannibal Holocaust) sont au rendez-vous en pleine jungle amazonienne sous l'oeil du maestro Steven Spielberg, dans le fauteuil de producteur exécutif (Amblin). Alors que le très attendu JJ Abrams s'est empétré dans un "Alcatraz" qui tient moyennement la route, la série verte de Michael R. Perry et d'Oren Peli tient beaucoup mieux en haleine et nous en apprend un peu sur les troublants secrets de l'Amazonie.
On est très (trop) vite mis dans l'ambiance avec le pilote (tourné à Puerto Rico, les autres épisodes à Hawaï) en forme de deux épisodes. Ce qui est un peu regrettable, car on aurait aimé une construction des personnages un peu fouillé avant de passer trop vite au paranormal, mais le suspense n'en est pas gâché pour autant. Pour l'instant je ne souscris pas aux critiques qui comparent "The River" à "Paranormal Activity" (du même Oren Peli) car on est, et avec bonheur, plus dans les légendes amazoniennes et la magie (noire, blanche, verte) mais attendons de voir la suite, seuls trois épisodes ont été diffusés.
"The River" a été rendue disponible dès le 8 février via la boutique iTunes anglaise et là c'est la cata de chez cata car ces insupportables Brittons floutent et bipent tous les mots qui commencent par "fuck" et "shit", sans parler des "booyah", ce qui rend parfois la scène plus comique qu'autre chose (cf l'épisode No 3 dans lequel Shaun Parkes, alias le caméraman A. J. Poulain, se transforme en four à micro-ondes gigotant).
On attend impatiemment la fin des seulement huit épisodes de la saison pour savoir ce que les auteurs nous réservent ou s'ils nous la joueront Lost, genre tout le monde est perdu, les scénaristes, les producteurs, les personnages et les spectateurs jusqu'à la dernière minute pendant laquelle on repense à tout le temps qu'on a gaspillé devant cette ânerie. Pour moi, "The River" est la plus belle surprise de 2012 au rayon nouvelles séries, mais un petit peu trop gore pour les esprits sensibles qui sont donc prévenus.
Note IMDb: 6.7/10 (plus de 1200 votes)
La bande annonce est ici (intégration désactivée).
Critique cinéma
Je vais sûrement provoquer les huées de la foule en délire, mais voilà enfin un film plus efficace que "Drive" et les benzodiazépines! "La Taupe" en Français est adapté du fameux bouquin du maître incontesté de l'espionnage John LeCarré. Il a participé à la production et à l'écriture des scènes non dialoguées. La deuxième info c'est une boutade. Des longueurs dignes d'un Facebook qui se met à jour, une ambiance à se pendre comme un jour sans Twitter et de superbes acteurs au ralenti sur des airs de berceuse si lourde qu'on en vient à espérer un tube de Rihanna (musique signée Alberto Iglesias, le compositeur préféré de Pedro Almodovar). Pas de bol ! C'est Julio Essuie-glace chantant Charles Trèsniais qui fait les honneurs du générique de fin... Et là si vous ne vous êtes pas pendu c'est que, comme moi, vous avez tout de même adoré le casting (et la photo, il faut le souligner, mais zéro pointé pour les mauvais plans studio fond vert sur la DS dignes d'un film de André Hunebelle).
J'ai certainement dû rater un truc pour faire partie des rares à m'être endormi devant, mais ce n'était pas le plus pénible. Le plus dur a été d'être obligé de le revoir - et il fait plus de deux heures ! - afin de rester cohérent et de chercher ce que j'avais pu louper. C'est triste la vie d'un espion de la Guerre Froide en 1973 mais à ce point là, pourquoi en faire un film ? L'oeuvre (magnifique) de John LeCarré y suffit amplement. A quand un film co-réalisé par Tomas Alfredson et Terrence Malick? J'en piaffe d'impatience. Il y avait le film noir, voici maintenant un nouveau genre : le film gris. Mi-noir et mi-décafféiné, insipide et soporifique. Je préfère nettement les ambiances de Jean-Pierre Melville, décédé justement en 1973 après son dernier film : "Un Flic".
Si tout le talent de Gary Oldman a consisté à travailler son accent British et à bouger aussi peu les lèvres que son corps durant tout le film pour mériter son statut de caméléon hollywoodien, alors voici une recette facile pour tout acteur désirant charmer les producteurs. Je l'ai beaucoup plus apprécié dans d'autres (excellents) rôles que dans celui de George Smiley :( [celui-là de Smiley?]
Comme la taupe n'hiberne pas, contrairement au hérisson, je propose de rebaptiser les vilains espions infiltrés. Non? Bon, je retourne dormir alors.
Je ne comprends donc pas (mais je veux bien qu'on m'explique) :
Note IMdB : 7.3/10 (plus de 31 000 avis !)
Tomatometer : 84%
Je comprends un peu mieux les 68% et la note de 3.5/5 du public de rottentomatoes.com plus proche de la réalité.
La bande annonce très trompeuse (bravo la prod) :
Critique cinéma
"We need to talk about Kevin" était en compétition à Cannes en 2011, mais le jury lui a préféré les errances oniriques étherées de Terrence Malick très loin de faire l'unanimité. L'accueil du public pour ce film sorti en salles le 2 septembre 2011 a été beaucoup plus unanime et mérité. Primé au Festival de Londres, "We need to talk about Kevin" se résume parfaitement dans cette phrase parue sur Le Monde: "Lynne Ramsay travaille au scalpel la relation intime d'une mère et de son enfant terrible".
La brillante cinéaste écossaise a su filmer le manque avec une rare maîtrise, se débarrassant de toute pollution sentimentale et mélodramatique jusque dans la sobriété des décors, des dialogues et du scénario. Manque d'amour, manque de communication, manque de compréhension, il manque tellement de choses à cette famille qui semble tout avoir à portée qu'on entre sans pincettes dans le malaise qui nourrit la relation de cette mère à son fils. Une relation impossible qui renvoit à l'interrogation qu'Evodius lance à Saint Augustin (De libero arbitrio): « Dieu n’est-il pas l’auteur du mal ? »
Peu de films ont attaqué le vaste et ancéstral sujet du libre arbitre avec autant de sobre et glaciale perplexité. La performance de Tilda Swinton, dans le rôle d'Eva, la mère, est saisissante et le travail de mise en scène d'une pureté remarquable au point de s'effacer dans le regard perdu d'Eva. Le film est aussi indigeste que l'omelette qu'elle se punit d'avaler, au moins autant que peut l'être le trouble qui agite cet enfant et la douleur de son acte odieux. Une réussite totale qui laisse le spectateur libre de combler tous les gouffres laissés à raison dans un film qui s'ingère comme on se plonge dans un roman. On comprend que l'auteur du livre, dont le film est adapté, ait fortement apprécié le formidable travail de Lynne Ramsay.
Note IMDb: 7.8/10 (7 127 votes)
Critique cinéma

Attention exercice périlleux : critiquer Spielberg... Même si je me rends bien compte que c'est extrêmement prétentieux, après tout on a bien le droit d'avoir son avis et... cheval dire et l'écrire même. Tiré d'un livre pour enfants et d'une pièce de théâtre londonienne spectaculaire, "Cheval de Guerre" en français est une fresque à la Spielberg comme il avait su en réaliser avec "The Color Purple" (La Couleur Pourpre) en 1985. Donc c'est beau, la photo est léchée, même si la vie vous a laissé tout sec le film devrait vous arracher au moins un intense moment d'émotion, et, c'est long : deux heures et demi.
Mais on ne sent pas le temps passer, pas trop. Avec un maître comme Steven Spielberg on évite les pleurnicheries ou les fausses empathies. On est tout de suite plongé dans un univers duquel il est impossible de s'échapper même si le téléphone sonne. On répondra plus tard. Malheureusement c'est une grosse machine. Les violons de John Williams ça commence à bien faire. Le coucher de soleil est presque le même que dans The Color Purple, il a juste changé de couleur. Comme c'est un film pour enfants la sale guerre est à peine une guerre poussiéreuse et boueuse. Bref, le côté gnan gnan de War Horse gâche le plaisir qu'on peut avoir à suivre (en tant qu'adulte), de sa naissance à son retour héroïque, la vie de Stewbal - enfin, de Joey - le canasson qui est le vrai personnage principal du film.
Et là : prouesse. C'est sans trop en faire en effets spéciaux ni en cabrioles de dressage que Joey nous fait gonfler le coeur pour son oeil, comment dire, chevalin. Non, c'est méchant. Je ne sais pas qui est cet acteur mais il mérite un Oscar tellement il fait bien le cheval. Non, c'est tout aussi méchant. Bref, bravo maestro; Steven Spielberg tourne la belle histoire de guerre entendue dans un bistrot par l'auteur du livre en joli conte cinématographique à voir sur grand écran (c'est impératif).
C'est donc un film qui plaira forcément aux amateurs de bestioles et surtout de chevaux. Le travail des équipes d'équidés est phénoménal. La réalisation est un modèle du genre (tout est bon : mise en scène, casting, montée en puissance du scénario, photo, etc.). Mais c'est du Spielberg pour enfants. Et il en faut, c'est vrai.
Le film sortira en France le 22 février 2012. Pour le spectacle équestre, je pense que ça doit vraiment valoir la peine de se rendre au New London Theatre (5 Tony awards quand même)...
Lundi 23 janvier 2012 débute l'année du dragon et c'est aussi le jour de lancement du pure player Le Huffington Post qui remplace lepost.fr, ce n'est pas par hasard...
1 - Arianna (née Stasinopoulos le 15 juillet 1950) est d'origine greco-américaine. Elle est l'ex-femme du parlementaire républicain Michael Huffington.
2 - Pour les Amércains, Le Huffington Post est en fait la version canadienne en langue française du célèbre Huff, ce qui devrait faire plaisir à Anne Sinclair (née Anne-Elise Schwartz aussi un 15 juillet mais en 1948 à New York, héritière de la fortune Rosenberg et mère des deux fils d'Ivan Levaï) la rédactrice en chef déléguée à la tête du Huff français qui voit le jour pour l'entrée dans l'année du dragon. Anne Sinclair est une spécialiste de la politique américaine.
3 - Arianna Huffington s'est déclarée partisane de la "Republican Revolution" de Newt Gingrich; elle s'est présentée en 2003 aux élections de gouverneur de Californie; elle conduisait une Prius alors que son adversaire Arnold Schwarzenegger conduisait un Hummer (osef ?); elle milite contre le lobbying des grands groupes.
4 - Arianna Huffington a fondé en 2003 The Detroit Project, qui n'est pas un groupe électro-trans progressif, mais une association qui milite pour des 4x4 moins polluants et qui prétend que certains véhicules tout-terrains ont un rapport bizarre au terrorisme qui menace l'Oncle Sam. Donc, osef pas.
5 - Forbes a classé en 2009 Arianna Huffington 12e femme la plus influente des médias; elle a publié 13 bouquins (dont une biographie de Pablo Picasso et une autre de Maria Callas).
6 - Arianna Huffington médite tous les jours depuis sa rencontre en Inde à l'âge de 17 ans avec le gourou New Age John-Roger du mouvement MSIA, après avoir suivi Osho du mouvement Rajneesh. Elle dit pourtant que sa quête de spiritualité n'est pas New Age.
7 - Les Huff vivent en tribu, la sœur d'Arianna, Agapi, vit avec elle, et sa mère a vécu avec elle jusqu'à sa mort en 2000. Les deux filles d'Arianna font leurs études à Yale.
8 - Quand AOL a racheté en 2011 pour 315 millions $ The Huffington Post seulement 6 ans après sa fondation (avec une valorisation de 32 fois ses bénéfices avant impôts et amortissements), Arianna Huffington, sa co-fondatrice, se serait mangé une belle commission de 18 millions de dollars.
9 - En octobre 2011 un juge de New York a ordonné recevable la plainte de Peter Daou et James Boyce accusant Arianna Huffington et Ken Lerrer d'avoir volé l'idée du Huffington Post. En gros l'idée c'est de faire bosser les blogueurs sans les payer et ils sont trop contents.
10 - Le parfum d'Arianna Huffington est "Le baiser du dragon" de Cartier.
Sources : The Globe & Mail, Le Vif, Business insider
Sortie cinéma
Quand je découvrais Gaspard Proust en novembre 2009 (article publié sur lepost.fr ici), il ne faisait pas vraiment l'unanimité c'est le moins qu'on puisse dire mais je suis immédiatement devenu fan. Depuis que Laurent Ruquier l'a pris sous son aile et après quelques passages télévisés remarqués, notamment sur C+, Gaspard Proust a su tailler sa route dans la jungle de la Onemanshowitude française.
Demain mercredi 18 janvier 2012 sort en salles "L'Amour dure trois ans" (c'est un truc psychologique il parait), le film de Beigbeder adapté de son propre roman sorti en 1997, avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin, Nicolas Bedos, Valérie Lemercier, Jonhattan Lambert, Frédérique Bel et Joey Starr. L'Internet (américain) va être tout noir pour protester contre le projet de loi très controversé de privation des libertés SOPA, alors c'est la bonne occasion d'aller au ciné d'autant que ressort également le très récompensé "The Artist" avec Jean Dujardin.
Critique de film
Un carton en salles (record absolu pour un film français), un carton probablement en DVD/Blu-ray, deux acteurs justes, une réalisation propre, une bande son sympa et efficace (rien de fou non plus), un film drôle et émouvant et 5% des recettes reversées à une association, autant de bonnes raisons d'aller voir "Intouchables" ou de se rattraper plus tard avec une galette.
Le budget de 9,5 ou 9,6 millions (l'association touchera plus que ça encore, les recettes ayant déjà largement dépassé les 115 millions) est à la hauteur du film et si ça peut décoincer quelques culs c'est tout le mal qu'on peut souhaiter d'une telle comédie touchante sans faire dans le mélodrame.
C'est dommage que la bande annonce ne laisse guère de place à la surprise. On appellerait ça plutôt un "spoiler". Mieux vaut éviter de cliquer ci-dessous et se laisser surprendre par "Intouchables". Préférez à la place la vidéo de "Sept à Huit" sur la rencontre avec les deux hommes qui ont inspiré le film.
Note AlloCiné : 4.6/5.0
Bande annonce :
Critique de film
Quand on est gamin, les bonnes nouvelles viennent à dates fixes : anniversaire, Noël, galette des rois, etc. C'est généralement le temps des cadeaux, des gâteaux, des sourires des parents qui ne connaissent que Fépassi et Fépassa tout le reste de l'année, sans parler de l'école, des devoirs, de l'envie de grandir...
Quand on est adulte, ces dates prennent de moins en moins d'importance pour faire place à ses propres bonnes nouvelles, comme par exemple l'entrée dans un nouvel appartement. Mamie vient d'y décéder mais qu'importe, on prend. D'ailleurs il ne semble pas très affecté par la mort de sa grand-mère ce jeune homme (joué par Van Hansis, l'acteur qui monte).
Et l'angoisse de l'attente, vous connaissez l'angoisse de l'attente ? Les jours qui passent sans savoir si l'on va signer ou pas. La date qui se rapproche, mais qui peut aussi varier, pas comme les anniversaires quand on était petit, c'est toujours la même date les anniversaires. L'attente est particulièrement angoissante quand on a déjà investi les murs. Mais qui est dans ces murs ? Le sait-on vraiment ?
On ne le saura qu'à la dernière seconde d'un thriller psychologique un tout petit peu gore qui vaut le détour. Jusqu'à la dernière goutte. La réalisation rigoureuse signée Henry Miller vous donnera toutes les clés, mais vous n'arriverez à ouvrir aucune porte...
Note IMDb : 4.7/10 (mais seulement 251 votes)
Commentaires