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Publié par Cyril Fussy

Il est toujours bien commode de montrer les autres du doigt quand on n'afiche aucune bonne volonté, notamment en matière d'environnement. Ainsi certains articles ou commentaires me font inévitablement monter les tours et, ah, d'ailleurs, en parlant de tours...

C'est à Denver, dans le Colorado, l'état "carré" coincé au centre des Etats-Unis, souvent stigmatisé comme le pays le plus pollueur de la planète, ironiquement le pays où naissent les meilleurs projets de voitures électriques (comme la Tesla roadster) ou hybrides (GM a été l'un des pionniers du domaine malgré de pénibles mises en oeuvre) ainsi que la plupart des modèles en fonctionnement de normes environnementales mondiales, qu'un nouveau gratte-ciel particulièrement vert de 42 étages voit le jour.
La tour Spire offre la particularité de répondre à la norme LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), une norme particulièrement difficile à suivre car elle oblige les promoteurs à répondre à des critères de protection de l'environnement particulièrement drastiques: efficacité énergétique, efficacité de la consommation d'eau, efficacité du chauffage, utilisation de matériaux de provenance locale et réutilisation de leur surplus. Mais la norme LEED (prononcez Liiiiid et non pas "laide", merci) a servi de modèle dans le monde entier.
Heureusement pour les promoteurs, quatre niveaux de certification existent: certifié, argent, or et platine. Le premier gratte-ciel étasunien à avoir répondu à la norme LEED, lancée en 1998, au niveau "or" a été la tour No 7 du World Trade Center de New York. Le promoteur David Zucker aimerait pour sa tour Spire de Denver atteindre le niveau "argent".

Pour obtenir son label, la tour Spire de Denver, un ensemble de grand luxe dont les appartements se négocient entre 200'000 $ et plus d'un million de dollars, garantit de ne puiser la totalité de son énergie que dans les caprices d'Eole. Une tour de 42 étages 100% alimentée par le vent!
Certes, Denver, ville régulièrement citée comme l'une des plus agréables à vivre au pays de l'Oncle Sam, est réputée ventée (mais également très ensoleillée). Il aurait été d'autant plus idiot aujourd'hui de ne pas en profiter pour récolter une source d'énergie non polluante et inépuisable. Alors chapeau aux promoteurs qui ont encore pensé à installer dans le complexe un nettoyeur à sec qui répond aux normes de durabilité et une agence de location de voitures prête à proposer des Toyota Prius hyrides.

Pour ceux qui se demandent encore si la propreté fait vendre, The Nichols Partnership Inc. a vendu 90 unités sur les 496 appartements et surfaces commerciales mis sur le marché en juillet dernier, ce qui en fait l'un des records de ventes immobilières de l'année dans le pays...

Le projet RiverClay de David Zucker a été le premier ensemble du promoteur à obtenir la certification LEED. Du coup, les 60 objets se sont vendus en 10 mois. Le rêve de tout promoteur, non? Les acheteurs ont notamment été attirés par l'idée de savoir qu'il économiseraient en moyenne 600$ par année sur leur facture d'électricité. Pendant ce temps, la France avance (à reculons bien sûr) et prévoit de nouvelles centrales nucléaires, et des augmentations de factures d'électricité pour financer ces monstres...

spiredenver via Denver Business Journal

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stfh76 25/08/2010 16:33



bonjour


cet article me fait penser à un documentaire vu à la tv sur Greensburg au kansas.


de plus en plus de villes construisent des batiments LEED.


quand à la france ... elle stagne, ancrée dans ses certitudes d'un autre temps