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Publié par Cyril Fussy

Vendredi 11 mars 2011 

 

- "Japon: Une petite fuite nucléaire possible dans une centrale de Fukushima"...

"on peut espérer que c'est sous contrôle"...

 

Dans les 48 heures cruciales qui ont suivi la catastrophe de Fukushima, l'opérateur et le gouvernement japonais savaient ce qui s'y déroulait, chacun disposant d'informations parcellaires non partagées, chacun prenant des décisions non concertées.

 

Trois mois plus tard...

 


 

Ce n'est que trois mois plus tard que la "grande presse" n'hésite plus à admettre ce que tout le monde savait depuis le 11 mars 2011, mais n'osait se l'avouer, condamnant toute une région du Japon et une large portion du Pacifique à la pire pollution nucléaire jamais enregistrée, parce qu'elle n'est pas uniquement atmosphérique mais se répand dans les eaux souterraines et dans l'océan. Intérêts masqués, décisions prises en catastrophe, conseils émis par l'industrie du nucléaire sans qu'aucune autorité indépendante ne puisse s'exprimer, médias complaisants (voire complices) incapables d'enquêter, le cocktail aura été explosif (Lire les 4 pages d'analyse consacrée par le NYT).

 

Aujourd'hui la viabilité du nucléaire peut enfin être officiellement mise en doute dans des pays comme la Suisse ou l'Allemagne (peut-être l'Italie bientôt et l'Inde, gros client d'Areva, se pose des questions) qui se sont engagés à sortir du nucléaire. Mais à quel prix? 

 

Et rien n'est encore réglé à Fukushima, il ne faudrait pas l'oublier... La situation est en réalité toujours plus alarmante...

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