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Publié par Cyril Fussy

13h45

 

Il s’est approché de la centrale et témoigne. Ryuichi Hirokawa, photojournaliste et rédacteur en chef de Days Japan, a pu s’approcher samedi à seulement deux kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima. "Le taux était tellement important dans la zone que l’indicateur a complètement dépassé la valeur maximale. Un autre appareil qui pouvait lui mesurer jusqu’à 100 microsieverts a lui aussi largement dépassé son seuil", a-t-il témoigné au micro d’Europe 1.

Ce même photojournaliste s’est de nouveau approché mardi de la centrale. "Cette fois, nous sommes restés jusqu’à 50 kilomètres du réacteur. La route était bloquée. Nous avons donc décidé de déjeuner dans un restaurant. De nouveau, nous avons décidé de mettre en marche nos appareils et comme samedi, l’aiguille a tapé dans le rouge", a-t-il encore raconté.

Autre facteur inquiétant : l’absence de communication claire de la part des autorités japonaises sur la situation sur place."Moi j’ai déjà fait 40 reportages à Tchernobyl et quand il n’y a pas de chiffres exacts de la part des autorités, il y a toujours des doutes", conclut Ryuichi Hirokawa.

 

Source

 

13h38

 

Paris évoque le pire. La France a abandonné toute prudence oratoire face à l'ampleur de la menace nucléaire au Japon et reconnaît désormais la gravité d'une catastrophe potentiellement pire que celle de Tchernobyl en 1986. François Baroin évoque une catastrophe plus grave que Tchernobyl, la ministre de l'Ecologie dit que «le scénario du pire est possible » et pour Eric Besson le Japon perd le contrôle de la situation.

 

Source

 


 

Pour l'ONG Greenpeace, le 1er producteur mondial d'énergie nucléaire a une part de responsabilité dans la catastrophe survenue au Japon.


Pour Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires pour Greenpeace France, la centrale japonaise de Fukushima subit "une catastrophe nucléaire totalement inédite".

 

Les quatre accidents survenus sur la centrale sont de niveau 6 sur l’échelle INES des évènements nucléaires qui en compte 7. A en croire l’expert, on a de ce fait tort d’estimer que la situation au Japon est moins grave que l’explosion de Tchernobyl qui a atteint le niveau 7.

 

En premier lieu, à Tchernobyl, un seul réacteur a été touché, à Fukushima ce sont 4 réacteurs qui ont été affectés.

 

Par ailleurs, selon le responsable de l’ONG, un des réacteurs est en partie alimenté par du combustible MOX (mélange de plutonium et d'uranium) plus dangereux selon les antinucléaires que le combustible classique (quasi uniquement composé d'uranium). "Le plutonium est un très grand radiotoxique" et le MOX, fabriqué par le français Areva, "émet en outre deux fois plus de gaz toxique que le combustible classique car comme c'est un mélange, il y a plus d'espace entre les atomes", a affirmé M. Rousselet à l’AFP. Pour l’ONG, un combustible d'Areva, le MOX, serait impliqué dans l'explosion de la centrale au Japon.

 

Dès le mois de mai 2001, une procédure ouverte aux États-Unis condamnait l'utilisation du MOX. Dès cette période, Greenpeace préconisait de renoncer à l’utilisation de ce combustible. L’organisation s’était alors appuyée sur une étude réalisée en 1999 pour avancer que la sécurité des réacteurs nucléaires alimentée par le MOX était sérieusement compromise par deux éléments importants : les problèmes liés à sa conception et le contrôle qualité des boulettes de MOX, ainsi que les différences de comportement entre le plutonium et l’uranium au sein du réacteur.

 

Le titre Areva a terminé la séance d'aujourd'hui en baisse de 8,56%.

 

Source

 

 

 

 

16 mars 12h30

 

Le ministère japonais de l'énergie communiquait ce matin, il y a 3 heures, que le taux de radiations était 6'600 fois plus élevé que la normale à Namie, à 20 km de la centrale de Fukushima. Toujours aucun risque pour la santé? (On en a pas beaucoup entendu parlé dans la presse française)

 

16 mars 9h00

 

Fukushima-reactor-Nr3.png

Réacteur No 3 à Fukushima

A Tchernobyl la radioactivité durant les opérations de nettoyage du toît du réacteur détruit était 1 million de fois supérieure à la radioactivité naturelle. Les hommes présents tombaient comme des mouches. Un pilote d'hélicoptère se perdait en vol complètement irradié en très peu de temps.

 



 

 

A Fukushima, la radioactivité est 4 millions de fois supérieure à la radioactivité naturelle (4 fois Tchernobyl). L'IRSN déclare:

 

«La piscine du réacteur N°4 est en ébullition. A défaut d’appoint d’eau, un début de dénoyage des assemblages combustibles interviendra sous quelques jours. L’assèchement de la piscine conduirait à terme à la fusion du combustible présent. Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien supérieurs aux rejets survenus jusqu’à présent. Vers 6h00 (heure locale) le 16 mars 2011 (22h00 heure de Paris le 15 mars 2011), les intervenants n’ont pas pu s’approcher de la piscine compte tenu d’un débit de dose ambiant trop important (de l’ordre 400 mSv/h).»

 

Pourtant, les mêmes méthodes sont employées en catastrophe et en dernier recours: envoyer des hélicoptères pour tenter de remplir la piscine du réacteur No 4 et la refroidir. Le réacteur No 1 est endommagé à 70% tandis que le réacteur No 3 (photo ci-dessus) serait endommagé à 33%. Tous deux ont fusionné.

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