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Publié par Cyril Fussy

 

18 mars 2011

 

19h00

 

Il est 2h00 du matin au Japon, les équipes stoppent les opérations d'arrosage et reprendront demain matin.

 

18h45

 

La télé NHK indique que les canons à eau se relaient par groupes de 5 à cause du taux élevé de radiations à Fukushima.   

 

Les infos Greenpeace:


Les conséquences déjà avérées

Depuis une semaine, la centrale de Fukushima rejette régulièrement des éléments radioactifs dans l’atmosphère. L’IRSN a annoncé que la quantité déjà rejetée est équivalente à un dixième de celle de Tchernobyl. L’environnement est atteint, les sols, les végétaux et l’eau sont déjà contaminés dans différents endroits du Japon.
 
La radioactivité ne se dépose pas de manière uniforme, les vents et les pluies sont déterminants“, explique Sophia Majnoni. “Pour l’homme, on peut d’ores et déjà dire que les travailleurs qui restent à la centrale sont très fortement exposés aux radiations, même avec les équipements de protection. Le risque d’avoir un cancer augmente rapidement pour ces héros du nucléaire. Pour les populations, il faudra attendre de connaître le niveau exact de contamination pour définir les conséquences précises. Il est certains que les habitants les plus proches de la zone dangereuse ont déjà reçu une dose anormale de radiations.”
 
Les solutions tentées

Les japonais tentent tout ce qu’ils peuvent pour refroidir les cœurs des réacteurs, hélicoptères et camions sont à l’œuvre.
 
Les photos de la centrale ne nous rendent pas optimistes : les bâtiments sont en ruines et il semble difficile pour l’eau d’atteindre sa cible“, note Sophia Majnoni. “C’est très dur, il semble qu’il n’y ait pas de moyen pour enrayer l’avancée de ce drame.

 

17h25 

 

Tokyo Electric Power a indiqué qu’il avait bon espoir de rétablir l’électricité dans les deux premiers réacteurs dans la journée de samedi. Ensuite seulement, le personnel pourra constater si le système de refroidissement et les autres équipements sont en état de fonctionnement. Pour les réacteurs 3 et 4, l’électricité ne devrait pas être rétablie avant dimanche au mieux.

Le blog de Greenpeace

 

17h00

 

L'urgence est de refroidir les 4 réacteurs endommagés, au canon à eau en attendant le rétablissement de l'alimentation électrique. Il y en a pour 6 mois au minimum pour refroidir la machine infernale... A noter encore que le silence est total sur les niveaux de radioactivité.

 

Employer la "solution Tchernobyl" de couverture des réacteurs par du béton et du sable signerait l'échec des tentatives de refroidissement à coups de tonnes d'eau de mer. 

 

Les experts russes mêlent leur voix au discours de la dernière chance en préconisant l'emploi de produits chimiques pour forcer les pluies à disperser les polluants radioactifs dégagés à Fukushima dans l'océan Pacifique avant qu'ils n'atteignent les côtes ouest du Canada et des Etats-Unis. Comme ils l'avaient fait à Tchernobyl, sacrifiant les villes de Toula, Riazan et Kalouga pour épargner Moscou...


"A Tchernobyl, c'est en tout 1,5% du combustible présent dans la centrale qui a été dispersé. Cela a suffi pour polluer toute l'hémisphère Nord. Le total du combustible dans les réacteurs de Fukushima est supérieur"

 

 

11h21

 

Selon France Info« les ingénieurs de la centrale concèdent pour la première fois que le seul moyen pour prévenir une fuite radioactive majeure est peut être d’enterrer la centrale, de la recouvrir de sable et de béton ».

 

Fukushima.jpg


11h00

La situation à Fukushima est toujours critique. La tentative de raccordement de la centrale à une source électrique est toujours en cours et n'aura pas lieu avant samedi, sans garantie. La nuit tombe sur le Japon. 

 

L'agence de sûreté nucléaire japonaise (NISA) a enfin relevé le niveau de l'accident de Fukushima d'un niveau 4 à un niveau 5 sur une échelle de 7, pour les réacteurs 1, 2 et 3, niveau 3 pour le réacteur No 4. Niveau 5 c'est le niveau équivalent à Three Mile Island en 1979, un accident majeur sans conséquence grave au niveau des rejets radioactifs... Ne craignons rien, les autorités japonaises ont un atout inconnu pour contenir la pollution radioactive... Pour l'ASN française et son équivalent étasunien l'accident est au niveau 6... ce qui paraît parfaitement raisonnable si l'on compare Fukushima à l'accident de Mayak en 1957, que l'URSS a gardé secret jusqu'en 1976... (permettant ainsi un déveleoppement serien du programme nucléaire)

 

Parlons de pollution radioactive et des chiffres qui sont balancés à tout bout de champ avec guère d'explications ni de rigueur. Pour rassurer et se conforter dans leur jugement sur la gravité de la situation, les autorités japonaises communiquent des chiffres de radioactivité à UN endroit de la centrale, un énigmatique portail d'entrée où elle aurait baissé de 38 mSv/h mais les pics à 400 mSv ont duré pendant des jours. Les rejets se poursuivent, note l'ASN en conférence de presse ce matin.

 

Steve Herman note que la contamination radioactive est 4 fois plus élevée (21,40 microSv/h) que la dose maximale autorisée à plus de 40 km de Fukushima (Litate) et 2 fois plus élevée (10,7 microSv) à plus de 60 km. La dose maximale autorisée pour les employés des centrales nucléaires est de 50'000 microSv/année ou 50 mSv/année, convertis en 5,8 microSv/h, mais il est évidemment bien plus dangereux pour la santé (risques de cancers et de malformations pour les nouveaux-nés) de recevoir de hautes quantités en une heure que réparties sur une année...

 

L'IRSN a réalisé une simulation de propagation de la radioactivité dégagée à Fukushima en supposant que les rejets radioactifs (apparemment très faibles voire inexistants pour la NISA) se poursuivront ces prochains jours. Notez dans cet article qu'on vous donne les valeurs relevées sur site de Tchernobyl (en Bq/m3 histoire d'embrouiller encore plus) sans vous donner les valeurs relevées sur site de Fukushima, histoire de pouvoir comparer ce qui est comparable...

 

Selon les données de l’IRSN, les centrales japonaises auraient dégagé 1mSv par heure aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître ; ce qui signifie en d’autres termes que les personnes exposées ont donc reçu en une heure l’équivalent de ce qu’elles auraient dû recevoir en un an.

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madwolf 18/03/2011 18:16



Je plussoie.


Le pic de radiation aurait atteint les 3000 mSv au pire de la mise "hors eau" des composants usagés de la tranche numéro 4. Pas de mesures précises dispo pour l'instant, surtout en ce qui
concerne la composition de la fuite. (Si c'est de l'iode, c'est moins grave que du cesium ou de l'uranium). Les rapports de la NISA donnent la radioactivité heure par heure sur divers points de
la centrale, mais la encore c'est en japonais. Un lien externe donne accès à une carte alimentée par les universités dans la région de la centrale.


Pour l'instant, il est urgent de remettre de l'eau et du bore. Une fois le combustible sous l'eau, les émissions de radiations retourneront à un niveau normal.


De toute manière, même dans le démantèlement standard d'une centrale nucléaire, après démontage du bâtiment extérieur, l'enceinte de confinement est scellée définitivement et forme le sarcophage
d'isolation du coeur. La sortie du nucléaire est inéluctable, on ne pourra pas semer éternellement des réacteurs nucléaires.



Cyril Fussy 18/03/2011 18:29



Absolument, c'est totalement utopique, à moins que la planète accepte de servir de cobaye...