Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Cyril Fussy

Hydrosol2La meilleure source d'énergie du futur pour remplacer industriellement le pétrole durablement et en quantités suffisantes pourrait bien être l'hydrogène, mais il faut le produire en se passant d'hydrocarbures. Etant donné que mère nature nous fournit du soleil à profusion et que le principe d'hydrolise est parfaitement connu et maîtrisé, les projets de centrales solaires se développent et durablement.

 

Le 31 mars 2008 était lancé le prototype de four solaire Hydrosol 2.

 

Qu'est-ce que c'est?

 

Et qu'en est-il aujourd'hui?

 

Le projet Hydrosol 2 de la CEE

 

Le 31 mars 2008, l'Europe inaugurait la centrale solaire d'Almeria (Plataforma Solar de Almeria) en Espagne, dont le réacteur Hydrosol 2 est opéré par un consortium européen emmené par le docteur Athanasios Konstandopoulos au Centre de Recherche et Technologie d' Hellas, à Thessalonique (Grèce). Ce réacteur expérimental produit de l'hydrogène. Son prédécesseur, Hydrosol 1, lancé en 2004 par l’agence spatiale allemande (DLR) en coopération avec l’organisme de recherche énergétique espagnol CIEMAT, développait une production d'énergie de 10 kW. Après 4 années de recherches supplémentaires, Hydrosol 2 affiche une puissance de niveau industriel de 100 kW. Entièrement automatisé, le rendement suffisant de ce four solaire ouvre la voie à une réalisation industrielle.

 

Son principe de fonctionnement est relativement simple à comprendre.  Une structure alvéolaire en céramique assure un captage optimal des rayonnements du soleil et confère à ce nouveau type de réacteur la possibilité de réaliser une hydrolyse à des températures relativement basses. L'énergie solaire concentrée sur des panneaux solaires chauffe le réacteur qui monte à environ 1200 degrés de température. Quand le réacteur descend en température à 800 degrés, de la vapeur est produite pour permettre la séparation de l'hydrogène et de l'oxygène. L'hydrolise produit de l'oxygène (O), d'une part, et de l'hydrogène (H), d'autre part, quand elle est utilisée pour séparer les deux atomes de l'eau (H2O).

 

hydrosol logoLe consortium dit pouvoir tirer du combustible à partir de 30% de cette vapeur, ce qui est un rendement satisfaisant industriellement. Aujourd'hui cette centrale pilote s'avère être un beau succès deux ans et demi après sa mise en service - le projet a d’ailleurs été récompensé par le "Prix Descartes pour la recherche" de la Commission européenne, et le "Technical achievement award" remis par "International partnership for the hydrogen economy" - mais c'est son avenir qui devient beaucoup plus intéressant.

 

Le futur: Hydrosol 3D

 

Maintenant qu'il a été prouvé qu'il était possible de produire de l'hydrogène à l'échelle industrielle par réaction thermochimique sur l'eau, plusieurs projets de centrales de production d'hydrogène sont lancés et chacun vante ses mérites. Co-financé par l'Europe, le projet Hydrosol 3D sera l'évolution future d'Hydrosol 2: une centrale d'un mégawatts. Démarré le 1er janvier 2010, le projet prendra 3 ans à être réalisé. C'est le plus avancé de tous.

En parallèle, les équipes du Dr. Athanasios Kostandopoulos travaillent aussi sur un projet de centrale qui produirait à la fois de l'hydrogène et du monoxyde de carbone. Combinés, ils engendreraient un combustible synthétique, soit un dérivé de méthanol (par réaction de Sabatier), soit un dérivé d'essence (par processus Fischer-Tropsch). Son avantage serait non seulement de pouvoir réutiliser le CO2 mais aussi de ne devoir apporter que des modifications mineures aux véhicules actuels consommateurs de dérivés d'hydrocarbures.

Par ailleurs, à l'Institut Fédéral des Technologies de Zürich, les chercheurs travaillent sur un type de centrale thermochimique produisant de la vapeur et du monoxide de carbone qui, combinés avec de l'oxyde de zinc, permettent de produire du gaz synthétique. Une centrale de 100 kW doit être testée cette année.

 

Source: New Scientist

Commenter cet article

Merleblanc 18/08/2010 22:53



T'inquiète, tu es découvert depuis longtemps (en tout cas pour moi). J'ai juste attendu une pause boulot/famille pour intervenir. Jess avait, et garde ma priorité (elle a plus besoin de bises que
toi selon moi).


Je propose qu'on continue via e-mail mais ton sujet m'intéresse et comme je m'y intéresse depuis longtemps (livre préfacé par un météologue reconnu mondialement datant de plus de 15 ans), je
devrais pouvoir te donner des pistes/liens nouveaux. Faut juste que je retrouve tout ça (j'ai tendance à emmagasiner le savoir mais pour garder les sources.... Pas grâves les trouver "par
miracle" c'est ce qui me rends important au boulot).


J'avais pas penser à l'incident BP. Honte à moi.



Merleblanc 18/08/2010 22:04



Faudrait vraiment qu'on communique un peu plus: même intérêt pour certaines technologies, même soutien à une certaine blogueuse (mais pas de la même façon :-)) et apparemment un certain bagage
scientifique commum (suite de fibonacci. 95% des gens, et je suis gentil, n'ont pas la moindre idée de ce que c'est. Idem pour le nombre d'or et parfois pour bien comprendre tes articles).


Cela te tenterais une préparation commune d'un article de vulgarisation sur les conséquences d'un arrêt du Gulf Stream(sur ton blog)? Cela peut prendre du temps: entre mon boulot et ma
famille je ne suis pas souvent dispo mais un partage d'infos pourrait être intéressant.


PS: ton pseudo me fait toujours penser à ça http://www.dailymotion.com/video/x7gt9s_annie-cordy-six-roses_music



Cyril Fussy 18/08/2010 22:18



Ah  maintenant que mon pseudo ne fait plus de mystère pour au moins deux personnes (l'autre étant
Extincteur ou Eric G. Delfosse je sais plus) effectivement faudrait parler...


 


Je n'ai malheureusement pas énormément de temps à disposition non plus et je prépare, entre autres, un scénario documentaire sur les différents incidents climatiques d'importance qui ont eu lieu
ces derniers mois, principalement dans l'hémisphère nord.


 


La conséquence directe sera l'arrêt du Gulf Stream, ça tombe bien. Un arrêt provisoire, bien sûr, mais dernièrement pollué aussi par le Corexit de BP. Là ça se complique. Mon scénario se bâtit au
fur et à mesure des évènements et pourquoi ne pas vulgariser dans un article les conséquences d'un arrêt, même provisoire, du Gulf Stream effectivement. Ça me servira d'autant plus.


 


Et bien si tu as des sources ou des pistes, je suis preneur et je m'en vais en chercher dans cette direction également.



Merleblanc 18/08/2010 20:21



Merci pour l'info Cyroz, je l'avais ratée celle-là.


Une technologie qui m'était passée sous le nez.:-))



Cyril Fussy 18/08/2010 21:20



Oh ben en France on risque pas de lire ça dans les gros titres des journaux, le lobby nucléaire est là pour faire sa pression commerciale ;-)