Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Cyril Fussy

19 mars 2011

 

16h00

Le gouvernement japonais admet que les taux d'iodine dans l'eau du robinet dans la région de Fukushima sont au-delà des limites admises, sans plus de précision.

 

13h00

 

L'AIEA annonce que les ventes de produits alimentaires en provenance de la région de Fukushima sont désormais interdites.

 

12h15

 

Il n'y a plus d'eau en bouteille à Tokyo et des traces d'iodine radioactive ont été décelées dans l'eau du robinet de la capitale, selon l'agence Kyodo.

 

 

Un très bon article de synthèse à lire ici, "Le danger minimisé". Tout ce qui était à redouter de la filière nucléaire s'est produit: minimisation du danger dès les premiers moments de la catastrophe, confusion totale des informations et des chiffres officiels, explications floues des conséquences, mea culpa bien tardif, etc. L'on constate que les solutions proposées par le lobby n'ont pas varié depuis Tchernobyl où des centaines de milliers d'ouvriers ont risqué leur vie à bétonner la machine infernale. On n'a même pas pris le soin de compter les victimes indirectes...

 

fukushima-1234.jpg

 

La réalité est qu'un drone américain a mesuré des niveaux de radiations élevés dans une zone de 30 km autour de Fukushima (où la situation reste critique plus d'une semaine après le séisme), que le lait et les épinards sont déjà contaminés dans cette région fortement agricole et qu'un nuage radioactif se balade dans le Pacifique (la moindre pluie dispersera la radioactivité dans la chaîne alimentaire, je ne vois pas ce qu'il ya de rassurant à ce que cette radioactivité soit dispersée) en attendant pire encore si la situation n'est pas stabilisée à Fukushima, ce qui prendra de 3 à 6 mois.

 

Ne nous leurons pas sur ce qu'on peut nous raconter au sujet des "radiations minuscules"...


Même un quart de siècle après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, des enfants de Biélorusssie, d'Ukraine et de Russie nés plusieurs années après le désastre sont toujours affectés par les radiations et se rendent au Québec chaque année pour un séjour de sept semaines afin de se refaire une santé.


 

Aux dernières nouvelles, un second groupe de 100 pompiers de l'impossible est envoyé à la centrale et les réacteurs No 5 et 6 sont refroidis par des pompes à nouveau alimentées en électricité (mais ce sont les réacteurs No 1 à 4 qui posent le plus de danger).

 

Même la presse japonaise commence à se révolter contre le mensonge, voir cet article sur l'Asahi Shimbun, un grand quotidien qui s'élève contre la rétention d'information au Japon. Car la rétention d'information EST un mensonge, quoiqu'on en dise, surtout au sein d'une filière qui prétend jouer la transparence.

 

Comme le dit Alexander Higgins sur son blog, qui a couvert de très près la catastrophe environnementale du Golfe du Mexique, les infos sont enterrées tellement profondément qu'il est quasiment impossible de se faire une idée réelle des valeurs de pollution après de tels évènements (que ce soit au Japon, aux Etats-Unis ou ailleurs, c'est le même scénario). Sur son blog les augmentations de niveaux relevés en Californie seront mises à jour.

 

Et sinon, la terre continue à trembler sur ou au large de l'île de Honshu. Plus d'une quinzaine de secousses de magnitudes 5 à 6 déjà relevées sur place par Steve Herman...

Commenter cet article