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Publié par Cyril Fussy

Hier un nouveau séisme frappait le Japon, moins puissant que celui du 11 mars mais d'une magnitude de 7.1 tout de même. alors que tous les regards se portaient vers la centrale de Fukushima, c'est la centrale d'Onagawa qui subissait des dommages. En cause, les piscines de refroidissement du combustible usagé.

 

Premier réflexe de l'industrie nucléaire, "rassurer" la population en déclarant illico presto qu'aucune fuite radioactive n'était détectée. La vérité, une fois de plus, est difficile à connaître. En double langage du nucléaire "rassurer" signifie "mentir", il faut le savoir.

 

Sur le site de RFI ce matin, vous pourrez lire qu'en fait les appareils de mesure de radioactivité des autorités à Onagawa sont hors d'usage depuis le séisme du 11 mars! Evidemment, si l'on ne peut mesurer la radioactivité il est alors prudent d'affirmer qu'aucun changement n'a été détécté... puisque rien n'est détecté en fait! Il faut alors s'en remettre aux mesures que l'opérateur veut bien fournir.

 

La réalité, révèle Kyodo, c'est que cette réplique de 7.1 du 7 avril a bel et bien endommagé la centrale d'Onagawa et que de l'eau radioactive s'échappe. La centrale était à l'arrêt lors du séisme... 

 

On pourrait penser qu'après le fiasco de Fukushima l'industrie nucléaire arrête de mentir, il n'en est rien. Comment la radioactivité ambiante pourrait ne pas avoir varié si de l'eau contaminé a fui? 

 

On s'aperçoit aussi qu'une centrale nucléaire supplémentaire a été endommagée après un séisme, nettement moins puissant que celui du 11 mars et de l'ordre de ce que le Japon peut vivre plus ou moins régulièrement vu sa situation géographique. Ces piscines contenant du combustible nucléaire usagé, et dont l'humanité ne saura jamais quoi faire, sont disséminées partout dans le monde et certaines tout aussi vulnérable à un séisme. Aux Etats-Unis elles sont de plus hors capacité...

 

Enfin, pour conclure cette nouvelle journée noire pour l'industrie du nucléaire, si sûre, si confiante, voici une analyse (en anglais) d'un spécialiste sur ce qui s'est passé et se passe à Fukushima, en gros bien pire que ce qu'a connu Tchernobyl et des projections plus que probables de plutonium à plusieurs kilomètres de la centrale sans mentionner la contamination de l'océan. En fin de vidéo vous aurez droit à l'avis d'un haut responsable d'Areva. Laconique?

 

 

Le document mentionné est ici.

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