Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Cyril Fussy

Comme à son habitude, l'industrie du nucléaire dilue les responsabilités. La centrale de Fukushima était vétuste, son opérateur n'a pas respecté les règles de contrôle, le gouvernement était au courant et n'a rien fait, l'AIEA avait autorisé le prolongement de vie de la centrale de 10 ans. Vu que l'ensemble de la filière était coupable - gouvernement, opérateur, AIEA - du coup personne ne l'est. Mais cette industrie demande de lui renouveler sa confiance...

 

Sur place, de la fumée s'est échapée du réacteur No 3. Que contient-elle, quelle en est son origine? Mystère.

 

La NISA a annoncé des niveaux de radiations de l'ordre de 500 mSv/h autour du réacteur No 2.

 

L'eau du robinet a été déclarée impropre à la consommation pour les bébés à Tokyo (précision: le double du seuil de sécurté est atteint).

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la présence d'éléments radioactifs dans certaines denrées alimentaires constituait un problème bien plus sérieux qu'on ne le pensait initialement et que la contamination alimentaire n'était pas un problème limité aux abords de la centrale. (Source)

 

Forcément, minimiser de tels accidents et répéter à l'envi que le nucléaire n'est pas dangereux ne peut que mener à ce genre de constat...

 

Autre réalité: pendant les dix années à venir, de nombreux réacteurs atteindront l'âge fatidique de 40 ans et les coûts de remplacement s'annoncent astronomiques. Comme c'est le cas dans de nombreux pays du monde où l'on veut faire croire que l'énergie nucléaire est une solution bon marché (et sans aucun risque, ne l'oublions pas).

Commenter cet article