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Publié par Cyril Fussy

Toujours fâchée avec les bouleversements climatiques de notre planète, la grande presse française ne s'intéresse guère à ce qui arrive aux habitants de Tuvalu et de Tokelau, ces îles du Pacifique sud qui pourraient trop vite produire les premiers réfugiés climatiques.

 

Le Figaro a tout de même bien voulu se fendre d'un article.

 

http://www.goodplanet.info/var/ezwebin_site/storage/images/contenu/depeche/crise-de-l-eau-potable-dans-le-pacifique-sud/360649-1-fre-FR/Crise-de-l-eau-potable-dans-le-Pacifique-Sud_img-left.jpg

 

D'ici 2050 les réfugiés climatiques pourraient atteindre 200 millions de personnes incapables de survivre à un environnement devenu fortement défavorable voire mortel. Si l'on entend parfois parler de Tuvalu, parce que ces attols aux allures paradisiaques s'enfoncent dans la mer avec la montée des eaux - et que l'extension internet .tv pourrait disparaître avec - en revanche la presse doit trouver beaucoup moins spectaculaire le fait que les habitants manquent totalement d'eau potable. Il n'a pas plu une goutte depuis 6 mois et l'anomalie climatique La Niña serait responsable d'une situation catastrophique sans précédent. Depuis 3 ans la pluviométrie est anormalement basse dans toute cette région d'Océanie (où se succèdent El Niño et son contraire La Niña), alors que des pluies torrentielles dévastent l'Australie voisine sur une surface équivalente à la France et à l'Allemagne réunies (mais aussi l'Argentine et l'Uruguay à l'autre bout du Pacifique) et que la sécheresse décime des millions d'êtres humains dans la Corne de l'Afrique. Ces trois phénomènes sont tous liés à la présence de La Niña.

 

Le gouvernement néo-zanlandais, qui juge la situation très grave, fournit, avec l'aide de la Croix-Rouge et de l'armée, à court terme des litres d'eau potable à la population de Tuvalu et de Tokelau mais, si La Niña devait continuer à s'installer (déjouant les prévisions de l'OMM), ce ne serait plus tenable pour la population locale. Il est désormais établi sans aucun doute que l'anormale et assidue présence de La nina dans le Pacifique est due aux bouleversements climatiques récents.

 

 

La fragilité et l'exposition particulière des Tuvalu et Tokelau aux trop soudains bouleversements climatiques engendrés par les activités humaines constituent l'un des plus intéressants laboratoires du climat, permettant de comprendre quelles graves conséquences ont, déjà aujourd'hui, et auront de plus en plus la poursuite de modes de vie inadaptés à la santé de cette planète et à la nôtre. L'accès à l'eau potable, sa disponibilité et son utilisation sont les premiers problèmes dont nous devrions nous soucier tant la sonnette d'alarme a été tirée depuis belle lurette.

 

Ce que l'on peut par exemple lire à la une de la presse française c'est l'abrogation de certains permis d'exploitation de gaz de schistes. Quelques rares sources vous expliqueront pourquoi la pollution des nappes phréatiques est la conséquence directe de cette activité criminelle pour l'environnement. Plus rares encore seront les sources qui vous diront que le gouvernement français ne met absolument pas fin à la recherche ni à l'exploitation dans ce domaine malgré les graves conséquences écologiques de cette pratique et le peu d'études menées sur les impacts environnementaux qui lui sont associés, qui ne seront bien entendu considérés que lorsqu'il sera déjà trop tard. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres des dangers ignorés par l'industrie qui pèsent sur notre élément indispendable à la vie. Pollution des eaux par l'industrie chimique ou le lobby nucléaire, surconsommation énergétique provoquant des bouleversements climatiques jamais observés sur cette planète, ces actvités ont pour conséquence de modifier et d'amplifier des anomalies climatiques telles que El Niño ou La Nina.

 

Récemment, un trou dans la couche d'ozone grand comme 5 fois l'Allemagne a été repéré en Arctique, une zone où il est totalement anormal d'observer ce phénomène aux conséquences mortelles pour l'homme dont on ne parle plus guère. Autre actualité dont le public ne mesure guère les conséquences, un pan de glacier grand comme 12 terrains de football menace de s'effonndrer en Suisse. Les anomalies climatiques existent sur notre planète, mais nos activités ne doivent pas les amplifier au risque d'en subir les conséquences, aussi devons-nous réviser nos modes de vie et mieux être informés au lieu d'ignorer ce qui se passe et laisser des populations entières devenir des réfugiés climatiques sans avoir su réagir à temps. 

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