Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Cyril Fussy

En moins de dix jours l'Italie du nord a été secouée par deux tremblements de terre meurtriers, et leurs répliques, de magnitudes comprises entre 5.8 et 5.9, soit de fortes secousses sur une faille qui n'a été identifiée comme active que depuis 2003 (voir ici la synthèse du CNRS et de la Mission géologique post-sismique). Une question vient immédiatement à l'esprit: quels risques liés au nucléaire?

 

L'italie est sortie du nucléaire civil depuis 1987, mais en 2008 le gouvernement Berlusconi souhaitait s'équiper de centrales nucléaires de nouvelle génération. Un référendum populaire a cependant rejeté le projet à plus de 95% des voix! La sagesse de la vox populi face à la folie aveugle des gouvernants avait parlé sans l'ombre d'une faille.

 

Les failles sont en fait toutes proches des anciennes installations de Caorso et Trino Vercellese, comme le montre cette carte des risques sismiques datant de 2006 et empruntée à l'Institut de géophysique italien pour l'occasion (cliquez sur la carte pour l'agrandir).

 

Italie-et-nucleaire.jpg

J'y ai placé approximativement les localisations des épicentres des séismes des 20 et 29 mai derniers; ainsi que les emplacements des deux anciennes centrales nucléaires de Caorso et de Trino Vercellese dans l'ouest. On y voit déjà que ces deux derniers séismes se sont produits dans des zones considérées à moyen risque (couleurs jaune pâle-vert) mais que la centrale de Caorso n'était vraiment pas très loin, considérant que les deux séismes ont été ressentis jusqu'à Milan très loin au nord-ouest... La centrale de Trino Vercellese était sur une autre faille à risque bien identifiée sur la carte du CNRS.

 

On comprend mieux pourquoi les Italiens se sont massivement opposés à toute nouvelle centrale nucléaire dans leur pays.

Commenter cet article